Priorités et ressentis des français sur la retraite


Une nouvelle étude réalisée par la banque HSBC et publiée en juillet 2016, intitulée « L’avenir des retraites : générations et parcours » dresse un panorama des « aspirations et des choix des Français pour assurer leur protection et leur tranquillité d’esprit à la retraite ». Parmi les priorités évoquées par les personnes interrogées (environ 18 000 dont 1 012 en France), la sécurité financière tient une place particulièrement importante. Il ressort du rapport que, même si leurs revenus ont tendance à diminuer, les retraités français restent généreux financièrement avec leurs proches.

L’appréhension de la vie et des finances à la retraite varie en fonction de l’âge des personnes interrogées, constate HSBC dans son dernier rapport sur l’Avenir des retraites. Si les résultats sont différents selon les pays (pour des raisons culturelles et de différence de financement des retraites notamment), on constate tout de même une inquiétude croissante des nouvelles générations sur leur future retraite et les moyens de la financer. Les retraités actuels semblent plus confiants en l’avenir.

Assurer la sécurité de sa famille à la retraite : une priorité

Il ressort des résultats fournis par HSBC qu’assurer la sécurité (66 % des personnes interrogées), notamment financière (53 %), de sa famille reste l’élément qui a « le plus d’importance aux yeux des français, toutes générations confondues« . Loin devant le désir de « prendre du bon temps et profiter de la vie à la retraite » (37 % des hommes contre 26 % des femmes), et « d’avoir des relations chaleureuses avec autrui » (seulement 34 % des femmes et 28 % des hommes). Les priorités évoluent bien entendu avec l’âge et il apparaît que pour les + de 60 ans les questions de santé (83 %) et d’argent (56 %) sont primordiales. Ces chiffres sont beaucoup moins importants chez les trentenaires avec respectivement 62 % et 33 %.

Les retraités français sont également particulièrement généreux avec les autres : 54 % d’entre eux aident financièrement une autre personne (contre 50 % pour la moyenne mondiale). 22 % déclarent également donner à des œuvres de charité. En tête des pays dans lesquels ont retrouve des retraités « solidaires » : l’Argentine (65 %) ou encore les indiens (68 %) et les américains (56 %). Les mauvais élèvent se retrouvent surtout en Asie avec Singapour (34 %) et Hong-kong (35 %)

Globalement la retraite est envisagée plutôt sereinement par les personnes interrogées, avec tout de même une inquiétude accrue chez les jeunes générations devant le flou qui entoure sujet pour l’avenir : ainsi, 72 % des actifs à moins de 5 ans de la retraite l’envisagent de manière positive, contre seulement 60 % pour ceux qui sont à environ 30 ans.

Des méthodes de financement de la retraite qui varient en fonction de la génération

Fort logiquement, les retraités ont une épargne plus importante que les jeunes actifs car ils ont eu le temps de se constituer un patrimoine. Ils sont donc moins enclins à emprunter, ce qui leur laisse « plus de flexibilité pour allouer leur budget à d’autres dépenses » du type entretien de la maison, don à des associations ou œuvres de charité ou encore soutien financier aux autres etc.

Pour faire face à l’ensemble des dépenses courantes, il existe de nombreuses méthodes de financement. Le système de retraite français étant particulièrement avantageux par rapport à d’autres pays, il apparaît normal que ce soient les pensions de retraite obligatoires qui représentent 53 % des « revenus » du retraité. Suivent ensuite les plans d’épargne collectifs mis en place par les employeurs (36 %), les plans de retraite personnels (23 %), l’assurance vie (17 %), ou encore les revenus professionnels (environ 10 %).

À contrario dans des pays comme les États-Unis ou la Chine, les actifs épargnent plus et plus tôt car ils savent que la retraite servie par l’État sera insuffisante pour couvrir leurs dépenses… La situation française devrait évoluer dans ce sens pour les prochaines générations : celles-ci comptent de moins en moins sur les pensions de retraite servies par l’État et les Plans d’épargne collectifs (27 % seulement) et préfèrent miser sur l’héritage (34 %), l’assurance vie (25 %) ou les revenus professionnels (19 %) lorsqu’elles seront en retraite. Les revenus locatifs sont également vus comme un bon moyen de financer sa retraite.

Source : www.lefigaro.fr

 

Auteur : Jérôme A.

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