Comment estimer sa retraite de base ?


Calcul du salaire annuel moyen, décompte des trimestres de cotisations, taux plein ou décote éventuelle… Voilà l’équation à résoudre pour estimer le montant de sa retraite de base, celle qui relève du régime général. Voici un mode d’emploi (non exhaustif).

Ils sont très nombreux les salariés en fin de parcours professionnel à se renseigner sur le montant de leur future pension dont la retraite de base, qui déterminera leur niveau vie de retraité. Quel que soit le type de projection réalisé, sous la forme d’un relevé de carrière ou d’un bilan de retraite individuel, tous fonderont leurs estimations sur les trois règles principales du régime général : l’âge légal de départ, fixé à 62 ans en France pour les actifs nés après 1954, la durée de cotisations qui va s’allonger au moins jusqu’en 2035 et atteindre 172 trimestres, et le salaire moyen déterminé à partir des 25 meilleures années travaillées de la carrière. Pour ce dernier paramètre, la formule diffère entre le secteur privé et le secteur public : le SAM (Salaire Annuel Moyen) des fonctionnaires repose sur un mode de calcul réputé plus avantageux avec la prise en compte du traitement de base mensuel perçu au cours des 6 mois (mais en excluant les primes et autres indemnités).

Calculer le salaire moyen annuel de sa retraite de base

Une fois le relevé effectué, chaque salaire, limité au plafond annuel de la Sécurité sociale de l’époque (exemple : 38 616 euros en 2016 ou 33 276 euros en 2008) est à revaloriser par application d’un coefficient indexé sur les prix à la consommation (exemple: 1,001 en 2015 ou 1,084 en 2008). C’est sur cette base que la moyenne salariale des 25 meilleures années est réalisée. Pour effectuer ce calcul, il faut se reporter au tableau de coefficient de revalorisation régulièrement mis à jour par la Caisse nationale d‘Assurance Vieillesse (CNAV) que vous pourrez retrouver ici.

Quel taux de liquidation et quelle décote ?

On entre dans le vif du sujet. C’est ce « taux de liquidation » (ou taux de pension) qui permet d’établir le montant réel de retraite de base. Pour les salariés du privé, il atteint 50% du salaire annuel moyen préalablement calculé, à condition que l’assuré concerné liquide ses droits à l’âge légal de départ en retraite (62 ans pour les générations nées à partir du 1er janvier 1955) et qu’il ait son compte de cotisations, soit au moins 166 trimestres (41 ans et demi) s’il est né entre 1955 et 1957.

Pour ceux qui n’ont pas cotisé suffisamment longtemps, ce taux de liquidation est alors minoré de 0,625 % par trimestre manquant, soit 2,5 % par an. Avec deux trimestres en moins par exemple au moment de leur départ, le taux de liquidation appliqué représentera 48,75% de leur salaire annuel moyen.
Dans tous les cas, et quelle que soit leur situation, les retraités accèdent automatiquement au taux plein à l’âge minimal de 67 ans (pour les générations nées à partir de 1955) autrement appelé « âge taux plein ».

Quel nombre de trimestres ?

C’est la variable qui évolue le plus vite au fil des réformes des retraites. Pour ceux qui partiront à la retraite entre 2017 et 2019, le nombre de trimestre requis pour bénéficier d’une retraite de base à taux plein sera de 166 trimestres, soit 41 ans et demi. Ce curseur va être progressivement allongé à 43 ans à partir de la génération 1973 (172 trimestres). Rappelons qu’un niveau rémunération au moins équivalent à 150 smic horaire est aujourd’hui nécessaire pour valider un trimestre de cotisations.

En attendant les éventuelles réformes qui pourraient intervenir avec la prochaine présidentielle début 2017 (hausse de l’âge légal d’ouverture de droits, augmentation du nombre de trimestres requis, alignement des conditions de départ entre les différents régimes de retraite, fusion des régimes etc.)

Auteur : Jérôme A.

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